Etudes et suivis scientifiques

L'amélioration des connaissances scientifiques constitue un objectif en soi sur la Réserve Naturelle de la Tourbière de Mathon.

La tourbière de Mathon a notamment été choisie comme site d'étude dans le cadre du Programme National de Recherche sur les Zones humides (PNRZH), visant entre autres à étudier le fonctionnement hydro-pédologique de plusieurs tourbières en France. Ce volet d'étude a fait l'objet d'une restitution en septembre 2002 à Lyon.

Plusieurs suivis scientifiques ont été mis en place sur le site. Réalisés tous les ans ou tous les deux ans, ils visent à évaluer l'impact des mesures de gestion sur les cortèges végétaux et animaux.

Rossolis à feuilles longues (C. Zambettakis)

Un suivi botanique, basé sur un réseau de placettes de relevés (carrés permanents, transepts de contact...) positionnés dans les différents habitats, est réalisé chaque année. 
Il permet d'observer l'évolution de la végétation (composition et physionomie des cortèges végétaux en place, évolution des populations des espèces constitutives, etc.) et de suivre les populations des espèces protégées et/ou rares...

Placette de suivi d'un étrépage (S.Stauth)

Grâce à ce programme de suivi floristique, il est possible de dégager des tendances d'évolution au sein des différents habitats de la réserve et ainsi d'adapter, de modifier si besoin, la gestion appliquée afin de répondre au mieux aux objectifs fixés.

 

Un suivi entomologique a parallèlement été mis en place en 2001 afin d'observer l'impact des mesures de gestion sur certains groupes d'invertébrés. Le protocole défini par le Groupe d'Étude des Invertébrés Armoricains (Gretia)  comprend trois volets :

Pose de piège barber pour le suivi entomologique (S. Stauth)

 

Pose de piézomètres pour le suivi hydrologique (CPIE du Cotentin)

Dans le cadre d'une vaste étude sur le fonctionnement hydro-pédologique de la tourbière menée en 1999 et 2000, 11 piézomètres et 4 échelles limnimétriques ont été installés  en différents points de la zone tourbeuse. Les piézomètres, tubes en PVC creux, sont enfoncés à des profondeurs différentes permettant ainsi de mesurer les niveaux d'eau dans la nappe des sables et dans la nappe de la tourbe.

Ce réseau de points de mesures hydrologiques est depuis resté en place : tout aménagement hydro-pédologique (pose d'un seuil,  recalibrage ou nettoyage d'un fossé...) est systématiquement accompagné d'un suivi hydrologique afin d'en évaluer les répercutions sur le fonctionnement de la tourbière.