Les prairies moyennement humides à sèches

Situées en ceinture autour de la dépression tourbeuse, les prairies présentent, malgré une apparente homogénéité, de grandes variations. Elles s'intègrent dans un maillage bocager dense, chaque parcelle étant délimitée par une haie.  

Cultivées ou pâturées de manière plus ou moins intensive avant la mise en réserve, elles se sont vues privées de tout entretien pendant près de 15 ans. En 1986, un vaste programme de réhabilitation et d'entretien a été mis en oeuvre - débroussaillage, abattage de ligneux, fauche, pâture (ânes, chevaux...) - pour leur redonner un aspect prairial.

 

Les prairies méso-hygrophiles à mésophiles

Ces prairies présentent une végétation mixte, mêlant des communautés de plantes de prairies humides, dominées par les joncs (jonc subnoduleux, j. acutiflore, j. épars...) à des communautés de plantes des prairies mésophiles banales (flouve odorante, trèfles, crételle, renoncule âcre, etc.). On peut notamment y rencontrer l'orchis négligé (Dactylorhiza praetermissa).

Prairie méso-hygrophile

Faute d'entretien, elles s'embroussaillent et se ferment assez rapidement : les ronces et chardons s'installent et se développent, puis les fourrés d'épine noire et d'aubépine se mettent en place.

Si leur intérêt botanique  reste souvent mince, ces prairies présentent un atout non négligeable comme parcelles de replis pour les vaches, notamment en fin de printemps et en été (correspondant aux périodes de floraison des plantes d'intérêt patrimonial), lorsque les milieux tourbeux les plus sensibles sont exclus du pâturage. Plusieurs d'entre elles sont par ailleurs fauchées en fin d'été afin de constituer une réserve de foin pour affourager les animaux en hiver si besoin.

 

Les prairies mésophiles

Dans les secteurs les plus secs, sur sols sableux, les prairies sont dominées par une végétation prairiale relativement banale, souvent fortement colonisée par 
la fougère-aigle, parfois par l'ajonc d'Europe. 

Outre le pâturage, il est ainsi nécessaire d'intervenir ponctuellement (une fois tous les deux à trois ans) par une fauche supplémentaire avec exportation pour limiter l'extension de la fougère-aigle, par un broyage avec exportation pour contenir l'ajonc d'Europe.

Prairie mésophile

Prairie mésophile en cours d'envahissement par l'ajonc d'Europe

Le caractère xérophile de certaines parcelles est d'ailleurs souligné par la présence d'invertébrés typiques des dunes !